Le Progrès 18/04/15 – Les éditions du poutan fêtent leurs cinq ans !

Le Progrès Beaujolais 18 avril 2015
Photo William Thomas

LES ÉDITIONS DU POUTAN FÊTENT LEURS CINQ ANS AVEC DES PROJETS PLEIN LA TÊTE !

La maison d’édition Caladoise a déjà publié soixante-quinze ouvrages. Dernier livre en date : « Au fil de l’eau… la Saône ».

« Faire du régionalisme sans chauvinisme ». C’est par cette volonté d’un homme, Jacques Branciard, qu’est née la maison d’édition Caladoise. Plus de soixante-quinze ouvrages ont vu le jour grâce à cette entreprise individuelle qui n’a cessé de se développer.
Il tient dans ses mains le dernier, tout juste sorti et intitulé « Au fil de l’eau… la Saône ». Jacques Branciard est fier de ce travail qui réunit textes et photos sur la rivière et les régions qu’elle traverse. Il est difficile pour ce passionné de retenir un livre, tant chacun revêt une importance particulière à ses yeux. Il en est un, en tout cas, qui a lancé la machine : « Les muscadins de Theizé », qu’il a lui-même écrit lors de ses études d’histoire. « J’ai fait mon mémoire de maîtrise sur un événement révolutionnaire local : la fuite de l’armée Lyonnaise en 1793 et son périple catastrophique à travers le Beaujolais ».
En 2008, il réédite cet ouvrage, dont plus de 1 200 seront vendus la première année, sous la bannière des éditions du Poutan. « On m’a amené de nombreux textes, et c’est ainsi que la mayonnaise a pris ». En 2010, il se décide à officialiser cette entité sous sa forme d’entreprise.
« Il y a eu à Villefranche les éditions du Cuvier, qui produisaient des auteurs locaux, et dont le dernier essai est paru en 1980. Le Poutan étant un grenier en patois, il s’agissait ainsi de passer de la cave au grenier ! », explique Jacques Branciard. Une manière de rendre hommage à ce précédent tout en prenant la suite.
Les livres sur la charte de Villefranche, ses trésors cachés ou les conscrits touchent un large public qui se reconnaît dans cette expression culturelle locale.
« Parmi les plus beaux villages Oingt » a également connu un grand succès et sera réédité cette année en anglais. À l’heure des projets, Jacques Branciard se réjouit du retour de l’Almanach Beaujolais, qu’il permettra en novembre. « Jacques Bruyas en sera le rédacteur en chef, et c’est Bernard Pivot qui est pressenti pour en rédiger la préface. Il regroupera un panel représentatif de personnalités qui comptent dans la région ».
Le travail de la maison d’édition dépasse aujourd’hui le cadre local, et va permettre la sortie d’un autre ouvrage très attendu prochainement, sur Éliane et Pierre Thivillon, les directeurs du zoo de Saint-Martin-la-Plaine. Réaliste sur le déclin du livre papier par rapport au format numérique, Jacques Branciard reste optimiste sur l’avenir de son entreprise : « Le régionalisme est un domaine qui permet d’avoir du temps avant de voir disparaître ce support ». Il envisage même plutôt une évolution de la structure individuelle de sa maison d’édition : « Il faut mettre la main à la pâte à tous les niveaux d’écriture : j’ai atteint les limites pour un travail à une personne, et une autre sera donc nécessaire dans les prochaines années ».

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Le Progrès 18/04/15

Publié le 3 décembre 2015